Lecture

Les Contes Interdits : Blanche Neige, L.P Sicard

Avec Les Contes Interdits : Blanche Neige, L.P Sicard nous plonge dans l’horreur à travers l’esprit tourmenté de son personnage principal. Une première immersion dans le genre horrifique qui aura été malheureusement un flop.

Résumé

Une femme coupable d’un crime dont elle n’a plus souvenir.
Une évasion vers une forêt où la noirceur ne vient jamais seule.
La découverte d’un manoir abandonné aux secrets bien cachés.
Des bougies qui s’éteignent, des ombres qui se lèvent, des objets qui se déplacent d’eux-mêmes.
Et des coups qui résonnent contre la porte, avant d’être défoncée… 

Une lecture décevante

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je n’ai pas apprécié ma lecture.

J’étais curieuse de découvrir, à travers l’oeuvre de L.P Sicard, la littérature horrifique, mais je dois admettre que je suis restée imperméable face aux atrocités et autres tortures que l’auteur a fait naître sous sa plume.

Il s’agit du troisième tome de la série Les Contes Interdits, qui revisite les contes des Frères Grimm par le prisme de l’horreur.

Ici, L.P Sicard nous propose de découvrir une Blanche Neige sous les traits d’Emilie, une jeune femme enfermée dans un hôpital psychiatrique. L’ouvrage est plutôt court (moins de 200 pages) cependant, j’ai trouvé ma lecture longue et fastidieuse. La plume de l’auteur, lourde et sans finesse, m’a paru en décalage avec l’ambiance mise en place dans son roman.

Un début plein de promesse

Le début était prometteur.

Je me suis plongée dans ma lecture sans à priori, ouverte à l’idée de découvrir une nouvelle forme de littérature et prête à vivre une expérience de lecture inédite, ce qui a été le cas dans les premières pages.

Je me suis laissée prendre par l’intrigue, curieuse de découvrir Emilie, le personnage principal. Le rythme soutenu des péripéties me faisait tourner les pages sans m’en rendre compte et j’appréciais l’univers créé par l’auteur. Les descriptions me paraissaient justes, avec suffisamment de détails pour me permettre de visualiser la scène et de ressentir les frissons tant espérés.

La première partie du roman, qui se passe intégralement dans l’hôpital psychiatrique, est, à mon sens, la plus réussie. L.P Sicard prend son temps pour planter le décor et dissémine au fil des pages des éléments qui permettent au lecteur d’appréhender et de comprendre la folie d’Emilie.

J’étais enthousiaste à l’idée d’évoluer dans l’univers psychiatrique et de découvrir les effets et les conséquences de la démence. Pourtant, passé le premier quart du livre, l’action et mon intérêt sont retombés comme un soufflé.

Une héroïne antipathique

Je ne suis pas parvenue à m’attacher à Emilie et suis restée hermétique face à toutes les épreuves qu’elle traverse, plus horribles les unes que les autres.

Une chose est sûre, l’auteur n’épargne pas son personnage principal. L.P Sicard semble avoir porté toute son attention sur les atrocités et les passages horrifiques, au détriment du développement de l’intrigue et de la construction de son héroïne. 

Les tortures physiques et psychologiques que subit Emilie sont, pour la plupart, gratuites et ne servent pas l’intrigue. Après avoir planté le décor, on assiste à un enchaînement de scènes horrifiques et pornographiques, entrecoupées de longueurs dénuées d’action et de rebondissements. L’enchainement des péripéties est grossier et l’intrigue n’est présente que pour amener le lecteur d’une scène d’horreur à une autre.

En conclusion

Pour conclure, je m’attendais réellement à frissonner en lisant le premier ouvrage des Contes Interdits.

J’ai finalement été déçue face au néant ressenti pendant ma lecture. L’horreur est bien présente, mais l’histoire construite autour, portée par une héroïne trop lisse à mon goût, n’a pas été suffisamment approfondie.

Il existe à ma connaissance une vingtaine de revisites des contes des Frères Grimm parues dans la série Les Contes Interdits. Chaque roman a été écrit par un auteur différent, je me laisserai donc peut être tentée par une autre réécriture de cette collection afin de me faire un réel avis sur la littérature horrifique.

Tout ce qu’il me fallait réussir était de survivre jusqu’aux premiers rayons de soleil, de traverser cette nuit qui n’en était qu’à ses débuts et, je le savais, ne serait pas de tout repos.

– Les Contes Interdits : Blanche Neige – L.P Sicard

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